Actualités
Voeux 2026
Le Dr Thomas Mognetti, président du SNPCLCC présente ses voeux aux adhérents, aux praticiens et aux physiciens des Centres de Lutte contre le Cancer
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Chers collègues praticiens et physiciens des CLCC, cher(e) s ami(e)s, Année après année, l’exercice des vœux permet de prendre un peu de recul, particulièrement quand on relit les vœux antérieurs pour chercher son inspiration ou assurer le suivi des déclarations précédentes. Et chaque année, il est bien difficile d’avoir le ton léger et optimiste, encore moins de constater que l’année écoulée a répondu à nos espoirs et attentes. De fait, l’année 2025 s’est conclu par l’annonce d’un plan général d’économies de santé particulièrement focalisé sur les plateaux techniques d’imagerie et de radiothérapie, non négocié et mis en œuvre de façon autoritaire. Malgré cela, les protestations et appels à manifester des médecins ont été bien vite occultés par l’actualité politique nationale et internationale toujours aussi trépidante. Parallèlement les ARS continuent de distribuer de nouvelles autorisations d’équipements, ce qui permet d’anticiper que les objectifs annoncés d’économies ne seront pas au rendez-vous malgré les sacrifices exigés, que la concurrence sur les ressources humaines va s’aggraver, et bien sûr que de nouvelles économies seront indispensables. Ainsi va la gestion de la santé en France ! En 2026, ces économies imposées vont impacter négativement nos centres. Même si Unicancer est parvenu à amortir un peu, et sans doute provisoirement, l’impact spécifique sur la radiothérapie, nos budgets vont faire triste mine. Dans un tel contexte, on pourrait penser que l’action syndicale est futile. Bien au contraire ! Dans un contexte de raréfaction des ressources, la concurrence va s’accroître ! Entre CLCC et autres établissements de soin d’une part (et nous devons œuvrer collectivement à renforcer nos structures). Entre catégories professionnelles d’autre part, chacun estimant ses attentes plus légitimes et plus pressantes que les autres. Bien placés dans l’échelle salariale des CLCC, praticiens et physiciens suscitent rarement la compassion financière des organisations syndicales généralistes, qui estiment plutôt que les priorités sont ailleurs. D’où l’importance d’augmenter notre poids électoral pour peser dans les négociations. Ne passez pas à côté de vos prochaines élections professionnelles ! En 2025, nous avons négocié et signé 4 accords, dont toutefois un seul (sur les modalités de décompte et de suivi des journées ou des demi-journées travaillées au titre des gardes) concerne directement les praticiens et physiciens. En 2026, nous avons demandé à remettre sur la table l’accord sur le parcours « physiciens » que nous avions pourtant jugé insuffisant en 2022. Entre temps, nombre de CLCC ont signé des accords locaux plus satisfaisants. Les physiciens des centres qui n’ont rien obtenu localement pourraient ainsi bénéficier d’un meilleur socle, faute de mieux. Nous continuons de souligner auprès d’Unicancer, mais aussi des autres organisations syndicales (dont la collaboration est indispensable pour signer des accords majoritaires), la situation bien réelle de difficultés croissantes de recrutement, dans un contexte qui devient chaque jour plus concurrentiel. Et donc la nécessité de soutenir notre attractivité malgré les contraintes budgétaires. Ici ou là, on voit pointer des dispositifs de revalorisation, des montages imparfaits mais impensables il y a encore quelques années. S’ils font leurs preuves, des évolutions plus structurelles sont envisageables. Nous demeurons convaincus que les CLCC sont un modèle à suivre, un lieu d’exercice motivant, et un navire agile pour affronter la tempête. Sur le plan pratique, nous avons désormais un site internet (https://www.unms-cfecgc.org/snpclcc/) où vous pouvez notamment télécharger le formulaire d’adhésion. Nous sommes également en train de mettre en place le paiement de la cotisation par prélèvement automatique. Comme vous le constatez, vos représentants syndicaux sont largement occupés par la veille, la négociation, voire l’action, pour la défense de nos établissements et nos conditions d’exercice. Notre crédibilité reste fondée sur nos chiffres de représentativité (scores électoraux, adhérents). Soutenez votre syndicat afin qu’il soit en position de peser effectivement dans les négociations. Adhérez, votez CFE-CGC et même soyez candidat lors de vos élections professionnelles. Nous avons besoin de la matérialisation de votre soutien ! Je vous adresse enfin tous mes vœux de bonheur, santé et de succès au cours de cette année 2026.. Dr Thomas MOGNETTI |
Actualités internationales
Infos sur la réforme des Comités d’Entreprise Européens (CEE), sur la feuille de route pour les emplois de qualité, le paquet Omnibus, le numérique, les retraites complémentaires, le handicap, les salaires minimaux en Europe, mais aussi des inquiétudes pour l’Organisation Internationale du Travail (OIT), les critiques du Trade Union Advisory Committee (TUAC) sur les perspectives économiques et migratoires de l’OCDE, l’inertie du G7 sur ses ambitions sociales : la CFE-CGC veille sur les actualités européennes et internationales.
Avis de la fédération CFE-CGC Santé Social sur le projet de réforme des ARS
Réforme des ARS, la copie imparfaite du gouvernement !
Contexte
Créées en 2010, les ARS ont pour vocation de coordonner l’ensemble des politiques de santé (soins, médico-social, prévention, santé environnementale) à l’échelle régionale. Si leurs limites sont reconnues (lourdeurs administratives, éloignement du terrain, difficultés de recrutement, cloisonnements internes), ces dysfonctionnements sont, avant tout, dus aux incohérences et à l’instabilité de la politique nationale de santé, marquée par une complexité excessive, un pilotage centralisé provoquant de la méfiance, des injonctions contradictoires et une absence de régulation réelle de l’offre de soins.
Le Premier ministre a exprimé la volonté de réformer en profondeur la gouvernance sanitaire, notamment en transférant davantage de compétences aux départements et en plaçant potentiellement les ARS sous l’autorité des préfets.
Ce projet vise une nouvelle étape de décentralisation des politiques sanitaires et médico-sociales. Il est susceptible de remettre en cause le rôle et l’existence même des ARS.
Analyse et avis de la Fédération Santé Social CFE-CGC
Recentrer et transformer les ARS
Le gouvernement souhaite moderniser et clarifier le rôle des ARS pour qu’elles se concentrent sur leurs missions régaliennes (sécurité sanitaire, régulation, équité territoriale). Il désire également simplifier le fonctionnement administratif des ARS.
La Fédération CFE-CGC Santé Social est en accord avec cet objectif. Elle estime que les ARS doivent sortir des missions purement administratives et comptables (rapports et statistiques) dans lesquelles elles sont parfois enfermées. La Fédération prône une approche réformiste, progressive et concertée, adaptée aux besoins réels des territoires et des agents. Elle souligne l’importance de préserver l’expertise et la cohérence des politiques de santé publique, tout en évitant des réformes trop rapides ou mal préparées. Elle défend l’idée que la réforme doit être inscrite dans une gouvernance régionale démocratique, permettant aux décisions structurantes de santé d’être portées par des responsables politiques élus et redevables devant les citoyens.
Transfert de compétences vers les préfets
Le gouvernement souhaite transférer certaines compétences des ARS aux services préfectoraux pour clarifier les responsabilités et rendre l’action publique plus lisible.
La Fédération CFE-CGC Santé Social s’oppose à un transfert de compétences qui affaiblirait l’expertise sanitaire (les ARS dépendent directement du ministère de la Santé) et risquerait de politiser les décisions (les préfets dépendent directement de l’État et du gouvernement). Elle rappelle que les préfets n’ont pas la même expertise technique que les équipes des ARS, et que ce transfert pourrait fragmenter les politiques de santé et accroître les inégalités territoriales. Pour la CFE-CGC, il est crucial de distinguer clairement les missions régaliennes de l’État (sécurité sanitaire, normes nationales, équité financière) des missions de pilotage stratégique régional, qui doivent relever d’une autorité politique élue au niveau régional.
Plus de rôle pour les collectivités locales
Le gouvernement souhaite renforcer l’articulation entre les ARS et les conseils départementaux ou autres collectivités, notamment pour la planification de l’offre de soins de premier recours..
La Fédération CFE-CGC Santé Social soutient une meilleure coordination avec les collectivités locales, notamment en renforçant le rôle des Régions comme échelon stratégique de planification et de prévention. Elle insiste sur la nécessité de garantir des moyens suffisants et de ne pas laisser les disparités territoriales s’aggraver. Elle rappelle que cette coopération doit s’inscrire dans le cadre d’une solidarité nationale, maintenue par des mécanismes de péréquation financière et des garanties nationales d’accès aux soins.
Évolution de la gouvernance interne
Le gouvernement souhaite clarifier et simplifier la gouvernance des ARS, réduire les doublons et rapprocher la décision du terrain. Les fonctions stratégiques actuellement exercées par les ARS (pilotage régional, coordination des politiques sanitaires) pourraient être confiées à de nouvelles directions régionales de santé directement rattachées au préfet de région. Les missions de proximité (suivi des établissements locaux, animation territoriale) pourraient être renforcées sous l’autorité des préfets de département ou transférées vers les collectivités. Ainsi, La gouvernance interne (conseil d’administration, consultation des acteurs locaux, lien avec les collectivités) pourrait être révisée ou redéfinie dans la loi pour renforcer l’ancrage territorial ou simplifier l’organisation administrative.
La Fédération CFE-CGC Santé Social estime que ce scénario modifierait profondément la gouvernance actuelle des ARS, en réduisant l’autonomie institutionnelle de ces agences au profit d’une coordination plus centralisée au sein de l’État territorial. Elle appuie l’idée d’une recherche d’efficience par une gouvernance davantage partagée, à condition que les agents, les professionnels de santé et les représentants des usagers disposent d’une place formalisée et délibérative dans les instances de gouvernance régionale de la santé. Elle propose la création d’un Conseil régional de santé associant élus, usagers et professionnels, garant de la démocratie sanitaire et de la transparence des décisions. Elle rappelle que la réforme doit restituer la parole aux acteurs de terrain et éviter une bureaucratisation excessive.
Suppression ou restructuration poussée
Certains rapports parlementaires proposent de supprimer purement et simplement les ARS et de confier leurs missions à la préfecture ou à un nouveau “sous-préfet à l’accès aux soins”.
La Fédération CFE-CGC Santé Social s’oppose fermement à la suppression des ARS, qu’elle considère comme un affaiblissement du service public de santé. Pour elle, une telle mesure risquerait de désorganiser en profondeur le système et de précariser les agents. Elle défend plutôt l’évolution des ARS vers une administration régionale de santé, placée sous une responsabilité politique régionale élue, garante de la continuité, de la qualité et de la redevabilité démocratique de l’action sanitaire.
| Pour la CFE-CGC Santé Social, une réforme des ARS n’est possible que si elle est concertée, progressive et dotée de moyens clairs. Une réforme de cette ampleur ne doit pas être précipitée et doit être évaluée avant toute décision. Elle doit également restaurer une responsabilité politique régionale identifiable, renforcer la démocratie sanitaire et garantir aux citoyens la capacité de comprendre, d’évaluer et d’interpeller les décisions de santé publique prises sur leur territoire. La CFE-CGC Santé Social soutiendra une réforme qui renforce la qualité et l’efficacité du pilotage sanitaire, mais elle s’opposera à toute mesure qui affaiblirait le service public, précariserait les agents, affaiblirait la coordination sanitaire ou risquerait d’accroître les inégalités territoriales. |
Grève du secteur libéral
L’UNMS CFE-CGC soutient le mouvement de grève des médecins libéraux depuis ce 5 janvier, qui va être rejoint par les médecins salariés des secteurs publics, privés lucratifs et privés non-lucratifs.
L’UNMS demande :
– des moyens supplémentaires pour le secteur de la santé, pour recruter, améliorer les salaires et faire face aux dépenses de fonctionnement des structures de soins ;
– de laisser les médecins libres de leurs prescriptions, dans l’intérêt des professionnels de santé, des patients et de notre société en général ;
– de lutter contre les déserts médicaux en respectant la vie de nos jeunes soignants par des incitations fortes, sans obligations contraires à la liberté de s’installer ;
L’UNMS appelle à des réunions sur site, des manifestations, des actions de grève.
Tous les secteurs sanitaires sont en danger. Malgré les difficultés économiques actuelles, le 80ème anniversaire de la Sécurité Sociale mérite un meilleur traitement que de simples coups de rabots dans tous les sens.
Organisons nous pour défendre les intérêts de nos patients et des soignants !
2026
A tous ses adhérents, l‘UNMS adresse des vœux enthousiastes et prometteurs pour 2026 !
Les vœux du président :
Mes chers confrères,
L’UNMS CFE-CGC (Union Nationale des Médecins Salariés) souhaite à nos confrères, une année 2026 pleine de vie et de saveurs, à nous occuper de nos patients et trouver la force de nous battre et défendre nos propres intérêts.
L’UNMS s’y emploiera dans ses engagements militants de proximité dans nos structures de soins, dans les ministères pour nous représenter fidèlement, dans les manifestations professionnelles, dans nos instances européennes de défense des intérêts des professions médicales (Fédération Européenne des Médecins Salariés).
A votre disposition pour en discuter.
Bien confraternellement
Dr Jean-Paul Zerbib
Président de l’UNMS CFE-CGC
Avis de la fédération CFE-CGC Santé Social sur le PLFSS 2026 :
des avancées à sécuriser, des choix structurels à engager !
La CFE-CGC Santé Social prend acte de l’adoption du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2026. Dans un contexte politique instable, ce texte permet d’éviter une absence de budget social qui aurait fragilisé les assurés, les patients et les professionnels. Pour autant, la CFE-CGC Santé Social considère que ce PLFSS reste en deçà des enjeux sociaux, sanitaires et démographiques auxquels notre pays est confronté.
• Santé : des moyens supplémentaires, mais pas encore le changement de modèle attendu.
L’augmentation de l’Ondam (+3,1 %) constitue un signal positif pour l’hôpital public, les soins de ville et les secteurs en tension. La CFE-CGC Santé Social reconnaît l’effort consenti pour stabiliser les établissements, soutenir la psychiatrie, les soins critiques et améliorer l’attractivité de certains métiers.
Cependant, ces moyens restent insuffisants pour répondre durablement aux difficultés de terrain. Les personnels continuent de subir une forte dégradation de leurs conditions de travail, un manque de reconnaissance globale et une pression organisationnelle excessive. La CFE-CGC Santé Social réaffirme que les revalorisations salariales doivent s’inscrire dans une politique cohérente de carrières, de temps de travail et de qualité de vie au travail, construite avec les représentants des salariés.
• Des mesures nouvelles au détriment des salariés :
Taxation des mutuelles : Ce sont les assurés qui feront les frais de la nouvelle taxation de 1,1 Milliard €. Les assurés en complémentaire santé la subiront dès 2026 pour les mutuelles ayant anticipé cette mesure, ou en 2027 pour les autres.
Hausse des cotisations : Une taxe supplémentaire de 2,05% sur les cotisations. Une hausse moyenne de 4,7% prévue par la Fédération Nationale de la Mutualité Française pour les contrats collectifs et de 4,3% pour les contrats individuels. Depuis 2020, les prix des mutuelles ont augmenté de 22%, avec une moyenne de 4,4% par an, compte-tenu des transferts de charges récurrents de la Sécurité Sociale sur les organismes de complémentaire santé.
Protection Sociale Complémentaire (PSC) dévaluée : Le report d’un an de la PSC pour la fonction publique hospitalière va pénaliser les salariés du secteur qui ne pourront pas bénéficier d’une participation employeur à 50% minimum de leur cotisation, contrairement aux autres fonctionnaires pour lesquels le dispositif est entré en vigueur en 2025.
Suspicion stérile sur les arrêts de travail : La limitation de la durée des arrêts de travail aura surtout pour effet de multiplier les visites chez le médecin pour le renouvellement… Autant de charges supplémentaires !
• Médico-social et grand âge : des avancées trop limitées.
Les crédits supplémentaires annoncés pour les Ehpad et les territoires ultramarins vont dans le bon sens, mais ils ne sauraient masquer l’absence de réponse structurelle aux besoins du secteur médico-social. La CFE-CGC Santé Social alerte depuis plusieurs années sur :
• la pénurie chronique de professionnels,
• la précarité persistante de certains emplois,
• l’insuffisance des taux d’encadrement.
Sans engagements pluriannuels clairs et sans amélioration concrète des conditions de travail, ces secteurs resteront en grande difficulté.
• Financement de la Sécurité Sociale : un débat reporté, mais incontournable.
La CFE-CGC Santé Social prend acte du choix de préserver les retraités à court terme, notamment par la suppression de l’année blanche. Toutefois, le PLFSS 2026 ne répond pas à la question centrale de la soutenabilité du financement de la Sécurité Sociale.
Pour la CFE-CGC Santé Social, il n’est pas responsable de reporter indéfiniment les choix structurants. Le débat sur les ressources doit être ouvert, sans tabou, en intégrant :
• la question des exonérations de cotisations,
• leur compensation intégrale,
• et une répartition plus juste de l’effort contributif.
La CFE-CGC Santé Social refuse que les déficits servent de prétexte à une remise en cause progressive des droits sociaux ou à une pression accrue sur les travailleurs et les services publics.
• Dialogue social : une méthode à reconstruire.
Si le gouvernement met en avant une logique de compromis, la CFE-CGC Santé Social regrette que le dialogue social n’ait pas été pleinement mobilisé dans l’élaboration de ce PLFSS. Les organisations syndicales doivent être associées en amont aux choix structurants, et non consultées a posteriori.
La CFE-CGC Santé Social rappelle que les transitions démographiques, sanitaires et sociales ne peuvent réussir sans les travailleurs, et donc sans leurs représentants.
• La CFE-CGC Santé Social demande :
• une trajectoire pluriannuelle lisible pour la santé et le médico-social ;
• une politique ambitieuse de reconnaissance du travail des soignants, des personnels sociaux et des personnels administratifs qui intègre la place centrale des personnels de l’encadrement ;
• l’ouverture rapide d’un débat sur le financement durable et solidaire de la Sécurité Sociale ;
• un véritable renforcement du dialogue social.
La CFE-CGC Santé Social continuera à porter des propositions responsables, justes et solidaires, afin de garantir une Sécurité Sociale fidèle à ses principes fondateurs et adaptée aux réalités du travail et de la société d’aujourd’hui.
Ali FRAIN
Président Fédéral
UP2S Santé CFE-CGC
PLFSS 2026
Faites nous part de vos observations sur le PLFSS 2026
Taxe sur la santé, franchises pour les patients : la ministre de la Santé persiste sur les efforts à demander pour redresser le budget de la Sécu
Les députés reprennent ce vendredi l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Le texte prévoit 7 milliards d’économies et des taxes pour ramener l’année prochaine le déficit de la sécurité sociale à 17,5 Md€ contre 23 Md€ prévus en 2025.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, continue de défendre les mesures de redressement inscrites dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, dont une taxe exceptionnelle de 2,25 % sur les contrats des complémentaires santé.
30 octobre 2025 – 15h18 L’ARGUS DE L’ASSURANCE
La ministre de la Santé demande un effort partagé pour boucler le budget de la Sécu
Interrogée ce jeudi 30 octobre au micro de France info sur la hausse des franchises médicale, la ministre le répété : «Dans ce budget, un effort est demandé aux malades, je viens de le dire sur les franchises mais aussi les autres secteurs : l’industrie pharmaceutique, pour qui on va baisser le prix des médicaments de 1,6 Md€, sur les complémentaires, sur les professionnels de santé, qui sont en excès de rentes.» Et d’ajouter : «Si on ne fait pas cet effort là, on aura du mal à pérenniser notre système de santé.» L’objectif est notamment de ramener le déficit de la branche maladie à 12,5 Md€ avec un Ondam fixé à 1,6 % pour 2026 contre 3,6 % prévu pour 2025.
La taxe santé supprimée en commission des Affaires sociales
Cette déclaration intervient quatre jours après que les députés de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale ont supprimé l’article 7 du PLFSS pour 2026 qui instaure la taxe exceptionnelle sur les contrats de complémentaires santé.
La version initiale du PLFSS prévoyait d’instaurer une contribution exceptionnelle des organismes complémentaires à hauteur de 2,05 % de leurs cotisations encaissées en 2026. La nouvelle copie du gouvernement propose d’augmenter ce taux à 2,25 % pour financer la suspension de la réforme des retraites. Soit 100 millions d’euros supplémentaires au milliard d’euros que l’exécutif entendait récupérer à travers cette mesure comme l’explicite la lettre rectificative présentée et adoptée en conseil des ministre le 23 octobre dernier.
Toutefois les députés doivent encore confirmer la suppression de cette mesure en séance publique, avant que le Sénat ne se saisisse à son tour du texte.
Un avis défavorable de l’Unocam sur le PLFSS
Pour rappel, l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie (Unocam) a rendu ce 21 octobre un avis défavorable sur le PLFSS. Dans une délibération publiée ce mardi 28 octobre, l’Unocam a également fermement dénoncé la hausse de la nouvelle contribution envisagée pour 2026 sur les Ocam. S’agissant de cette taxation des organismes complémentaires, les représentants des mutuelles, compagnies d’assurance et des institutions de prévoyance dénoncent une mesure qui reposera, in fine, sur les assurés et les entreprises.
Suppression des franchises médicales
Enfin, les députés lors des débats en commission des affaires sociales ont également supprimé l’augmentation des franchises et forfaits médicaux, ainsi que le relèvement des plafonds. De fait, ils ont finalement rejeté la première partie du PLFSS consacrée aux recettes.
PLFSS 2026
Faites nous part de vos observations sur le PLFSS 2026
Le conseil national de l’ordre des médecins
désapprouve le PLFSS 2026
Non aux directives administratives entraînant la rupture de soins !
A l’heure de la discussion du PLFSS 2026, nous voyons le non-sens des directives administratives pour diminuer le coût de la santé.
D’ici la fin de l’année, les parents d’enfants pris en charge en milieu hospitalier et en orthophonie en ville devront choisir entre ces deux prises en charge…
PLFSS 2026
Déposé à l’assemblée nationale le 14 octobre, prenez connaissance du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026.
Faites nous part de votre avis et de vos observations sur le PLFSS 2026
Marche blanche du 4 octobre
L’UNMS, associée à la mobilisation du 4 octobre, présente sur toute les scènes à vos côtés, déclare que la santé de la population et des professionnels ne doit pas être une variable d’ajustement budgétaire.
Renouvellement du bureau fédéral
Le 25 septembre 2025, le bureau de la fédération Santé Social a été renouvelé en assemblée générale, un moment de grande reconnaissance pour le parcours accompli avec Hervé VIENNET, président sortant, et Antoine PROST, secrétaire sortant, qui n’ont pas souhaité prolonger leur mandat.
François HOMMERIL, président confédéral, était parmi nous.
Un nouveau bureau a été constitué, Ali FRAIN, président, et Sergine HECKEL, secrétaire générale. Fabien PORNIN est maintenu comme trésorier.
Denis BUGNON représentera l’UNMS dans cette instance. L’UNMS prend sa part pour mieux représenter les professions médicales au sein de la fédération.
Croyez en notre dévouement
Rencontre François Hommeril et Sébastien Lecornu
Reçu à Matignon le 15 septembre par Sébastien Lecornu, François Hommeril, président de la CFE-CGC, a exprimé ses revendications à l’approche de la mobilisation intersyndicale du 18 septembre
Mobilisation du 2 octobre
CFE-CGC et l’intersyndicale appellent à la mobilisation du 2 octobre pour la justice sociale et fiscale, et contre les restrictions budgétaires qui plombent le secteur sanitaire et social.
Lire l’appel CFE-CGC à la mobilisation de CFE-CGC et la communication intersyndicale pour la journée du 2 octobre.
Rentrée sociale 2025
La confédération CFE-CGC appelle à la grève du 18 septembre 2025.
Une large intersyndicale dénonce le plan de redressement budgétaire proposé par le gouvernement (communication du 29 aout 2025) et propose ses revendications claires, pertinentes et protectrices (communication du 5 septembre).
Conseil National des Urgences Hospitalières
Le CNUH se réunit au moins deux fois l’an et plus si besoin. Il s’agit de faire le point sur le fonctionnement des urgences hospitalières. Les organisations syndicales et professionnelles de médecins ainsi que les autorités sanitaires du pays y participent ; le ministre de la santé est toujours présent. Un des points faibles de cette structure est qu’elle est exclusivement centrée sur les hôpitaux publics, oubliant les hôpitaux privés et les médecins libéraux. Les urgences psy sont également à l’ordre du jour et habituellement en moins mauvais état que les urgences médico-chirurgicales. Cette structure n’a pas de dimension européenne.
Téléchargez la réunion du CNUH du 2 juillet 2025Questionnaire de la FEMS
La santé des praticiens en Europe
Chers Confrères,
La FEMS - Fédération Europénne des Médecins Salariés - fait une enquête sur la santé des médecins au travail. Vous pouvez y répondre avec le lien ci‑dessous.
Merci à vous
Dr Jean-Paul Zerbib
président de l'UNMS
La circulaire du 23 avril
Par une circulaire du 23 avril 2025, le premier ministre adresse une suite d’instructions visant à améliorer la performance globale du système de santé face à un déficit public élevé et à l’aggravation du déficit des établissements de santé depuis 2019.
Les stratégies principales incluent :
- Un pilotage financier resserré : délégation précoce des crédits, suivi strict des dépenses (achats, personnel, intérim) et résorption des dettes fiscales et sociales des établissements.
- La relance de la performance : maîtrise de la masse salariale et des achats, optimisation de la gestion et de la trésorerie, et exigence de soutenabilité financière pour les projets d’investissement.
- La mise en place de contrats de performance : pour les établissements en difficultés financières structurelles.
- Le renforcement de l’outillage des ARS : avec des synthèses ANAP, des tableaux de bord financiers, et un vivier d’administrateurs provisoires.
- La restructuration de l’offre de soins : afin d’améliorer la pertinence, la qualité et la sécurité tout en optimisant les coûts via des parcours de soins efficients.
- L’intéressement des gestionnaires : en intégrant l’efficience à leurs objectifs et leurs évaluations.
Si on ne peut que souscrire aux objectifs de maîtrise des dépenses et d’amélioration de l’efficience, il est fort à craindre que cette rationalisation nous entraine vers une aggravation de la situation par :
- Un renforcement du pouvoir des ARS.
- Une augmentation des obligations de reporting de plus en plus paralysantes et onéreuses.
- Un alourdissement des contraintes administratives.
- La nécessité d’embauche de personnels administratifs supplémentaires pour déployer cette planification.
Alors que les personnels administratifs représenteraient déjà 35 % des effectifs hospitaliers, la maîtrise de la masse salariale a toute probabilité de se faire aux dépens des soignants.
Il devient urgent d’inverser le paradigme, de diminuer la charge administrative, de remettre au centre des décisions le corps médical et les soignants.
Réduire les personnels administratifs hospitaliers, réduire le rôle des agences d’État, des ARS et leurs effectifs sont maintenant les seuls moyens de dégager les marges nécessaires pour assurer la survie du système de santé, permettre les investissements indispensables et le financement des emplois des personnels de santé au service de la population. Il faut commencer sans attendre.
Prenez connaissance de la circulaire ministérielle du 23 avril 2025
Axess jette l’éponge
Coup porté au projet de convention unique étendue – verra-t-elle le jour ? – Axess suspend sa participation aux négociations lors de la commission paritaire du 27 mai, en dénonçant le flottement qui pèse sur le financement du secteur associatif sanitaire et social. Dans le prolongement de la mobilisation des salariés du 1er avril dernier, nous nous félicitons que l’organisation patronale adresse enfin au gouvernement ce message essentiel à la survie de nos établissements.
AXESS a annoncé et expliqué sa décision aux organisations syndicales lors de la CMP du mardi 27 mai, avant de quitter la table. « Nous avons besoin de visibilité pour continuer à avancer. Il est aujourd’hui impossible d’engager les prochaines étapes sans arbitrage budgétaire favorable. Cette suspension est un signal d’alerte : la CCUE est essentielle pour l’avenir du secteur et impose à tous les acteurs concernés d’assumer leurs responsabilités dans la construction de ce cadre commun », souligne Marie-Sophie Desaulle, présidente d’AXESS.
Dans la suite du communiqué de presse : « Un rendez-vous est prévu au mois de juin avec le Gouvernement : AXESS attend de cette prochaine rencontre une réponse à la hauteur des enjeux, condition sine qua non pour libérer le dialogue social et reprendre les négociations».
Qu’attendre de ce rendez-vous de juin qui n’avait toujours pas été fixé ? Dans le contexte budgétaire que connaît le pays un « arbitrage budgétaire favorable » est illusoire et la construction de cette CCUE paraît impossible. Il est plus que temps d’engager la reprise de négociations paritaires au niveau des conventions collectives préexistantes. Les salariés ne peuvent accepter plus longtemps la poursuite du blocage au motif de la construction d’une CCUE chimérique dans le contexte actuel.
Prenez connaissance du communiqué de presse d’Axess du 27 mai 2025
Congrès UNMS
La rencontre s’est tenue le 24 mai 2025, à l’espace Batignolles (Paris). Le congrès était ouvert à tous les adhérents des syndicats réunis sous la bannière de l’UNMS, regroupant les syndicats médicaux SYMHOSPRIV, SNMMGEN, SNPCLCC, USMH.
Hervé Viennet, président de la fédération CFE-CGC santé-social, et une représentation des adhérents des quatre syndicats dont leurs présidences ont saisi l’occasion de cette rencontre pour échanger sur l’évolution de la négociation conventionnelle en cours, sur la communication et l’action syndicale, les relations avec les instances européennes, la spécificité et la place de l’UNMS au sein de la fédération et de la confédération. Une réflexion a été menée sur le rapprochement des composantes de l’UNMS.
En conclusion des débats, trois résolutions ont été votées à l’unanimité :
1 – Il est proposé que l’UNMS affirme sa volonté de défendre et maintenir une représentation spécifique des praticiens du corps médical salarié au sein de la fédération santé social de la CFE-CGC ;
2 – En sus d’affirmer la nécessité de maintenir une représentation spécifique des praticiens du corps médical salarié au sein de la fédération santé social de la CFE-CGC, il est proposé que les composantes actuelles de l’UNMS engagent une réflexion en vue d’un regroupement de certaines de ses composantes vers un syndicat unique, sous la bannière de l’UNMS, en mutualisant les moyens humains, financiers et numériques ;
3 – Il est proposé la création d’un nouveau site internet de l’UNMS sur la base de l’actuel site du SYMHOSPRIV avec :
– la reprise des éléments qui peuvent être communs sur le site du SYMHOSPRIV ;
– la création d’un contenu pour chacune des composantes de l’UNMS (SYMHOSPRIV, SNPCLCC, SNMMGEN, USMH) qui restera sous leur responsabilité ;
UNMS : Union Nationale des Médecins Salariés
SNMMGEN : Syndicat national des médecins de la MGEN
SNPCLCC : Syndicat national des praticiens et physiciens des Centres de Lutte contre le Cancer
SYMHOSPRIV : Syndicat national des médecins et praticiens salariés des hôpitaux et établissements de soins privés à but non lucratif et à but lucratif
USMH : Union syndicale des médecins hospitaliers


















